Cœur à cœur

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Simplicité.
J’ai cousu pleins de cœurs, des tous petits et même un tout gros. Fil, aiguille, tissu, et l’envie de créer des bouts d’amour au bout d’un porte clé, sur un lit douillet. Rien de plus simple, de plus beau et puissant.

A chacun son sommet

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C’est ici que tout commence.
L’esprit est puissant. Je ne pensais pas autant. C’est cette première étape clé qui a donné l’impulsion. Ce qu’on n’avait jamais osé, jamais vraiment compris. C’est comme une évidence. Alors on s’arme de courage, parce que, quand on a compris que l’on peut gravir son propre sommet et suivre son propre chemin, on est comme libérée. Apprendre à se connaître, apprendre à renaître, et voir avec douceur. On s’apaise, et on n’est plus chavirée. Oser vivre et être. Quand le doute fait place à l’espoir et la délivrance.

Mais pourquoi les anges ?

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Les anges et le temps.
C’est une bonne question ! Pour la douceur et la magie qui nous guide. J’ai toujours aimé les anges. Ils sont paisibles, souriants, rassurants. Ils ont l’air plutôt heureux. Et puis avoir des ailes, quelle chance ! Voir le monde d’en haut, d’un peu plus loin. Toucher les étoiles, danser, rire, chanter pour l’éternité.

L’aube

L’aube

Voici l’aube et le silence,
Voici l’aube et ses nuances,
Voici venir le vent et le soleil,
Voici l’aube et ses merveilles.

Voici la nature qui s’éveille,
Chacun s’étire tout doucement,
Et la lumière est de plus en plus belle,
Voici l’aube qui avance.

Et chacun se balance,
C’est une danse, une transe.
Chacun s‘étire tout doucement,
Je sens la chaleur qui commence.

Et c’est la nuit,
Pourtant, je ne trouve pas le sommeil,
Je suis en pleine nature
Avec le soleil.

Je pense à vous,
A ce qui éveille nos sens,
Ces coups de gueule qui attisent
Ma persistance.

Il est quatre heures,
Je ne trouve pas le sommeil,
Je fais silence,
Voici l’aube qui m’appelle.

Virginie Scalera

Panique

Panique

J’ai le vide qui me panique,
J’ai le vide des chansons,
Celui qui me prend et me tire,
Et me tire vers le fond.

J’ai le souvenir qui déraille,
Et la course est incertaine,
J’ai le ventre qui me tiraille,
Le vide du son, de la scène.

Et toujours derrière ce miroir,
Je contemple les minutes qui sèment,
Le doute dans mon espace,
Le doute de ce que j’aime.

J’ai la pression
Qui m’oppresse,
Tourner la page est incertain,
J’ai le ventre qui me tiraille
Et j’ai faim, j’ai faim.

Et si je prenais ma guitare,
Accompagner ma douce folie,
Et toujours derrière ce miroir
Le doute de ce que je suis.

Oh mon amour, ne me lâche pas,
Il est mon ombre, mon ami,
Crois en ce que je ne vois pas,
Comme cette nuit, comme cette nuit.

Je n’oublie pas, je n’oublie rien,
Le temps effacera certains mots qui défaillent,
Dans mon esprit, dans mon esprit.

J’ai le vide qui me panique,
Le vide des chansons,
Au creux de mes mains trouver la faille,
Et terminer cette chanson.

Virginie Scalera

Dans mon île

Dans mon île

Je ne sais pas vraiment
Quand tout a commencé,
Quand j’ai ouvert les yeux,
J’étais nourrie, logée,
Tous frais payés.

Dans mon île, ici tout va bien,
J’entends la vie au dehors, mais moi j’suis bien.
Trente-sept degrés du soir au matin,
Dans mon île, j’me sens bien.

Quand j’ai ouvert les yeux,
J’avais déjà ma place,
Neufs mois de congés sans rien demander,
ça agace !

Dans mon île, ici tout va bien,
J’entends la vie au dehors, mais moi j’suis bien.
Trente-sept degrés du soir au matin,
Dans mon île, j’me sens bien.

Il y a des moments
Où tout et calme autour de moi,
Je m’étire doucement,
Prends mon pouce,
J’aime bien ça.

Dans mon île, ici tout va bien,
J’entends la vie au dehors, mais moi j’suis bien.
Trente-sept degrés du soir au matin,
Dans mon île, j’me sens bien.

Et je sens la chaleur
Des mains posées sur moi,
J’entends des « je t’aime mon cœur,
On s’ra maman, on s’ra papa ».

Et toutes ces voix me laissent
Penser qu’après neuf mois,
Aurai-je toujours ma place ?
Qu’adviendra-t-il de moi ?

Mais dans mon île, ici tout va bien,
J’entends la vie au dehors, mais moi j’suis bien.
Trente-sept degrés, du soir au matin,
Dans mon île, j’me sens bien.

Virginie Scalera

Vole

Vole

Vole, vole,
Et ne t’arrêtes pas.
Vole, vole,
Tout est calme ici-bas.

Danse, danse,
Au creux des vagues,
Toi et moi.
Danse, danse,
jusqu’au point du jour,
A notre tour.

Et je sens le vent qui tourne,
Sur mes joues.
Il n’y a plus de détour,
Entre nous.

C’est un temps qui n’appartient qu’à nous.

Virginie Scalera

Le lien

Le lien

A la délivrance
Et aux flots qui s’écoulent.
A la terre mère,
Au ciel le père,
A ce milieu qui m’emplie de joie.
Un instant, une retrouvaille,
Aux liens qui nous unissent,
Si puissants et si doux.

A notre amour.
On se porte, on se supporte,
Et on laisse toujours la porte ouverte.

A la joie, au désir,
Au plaisir d’être ensemble.

La distance est éphémère,
Et le lien nous anime
A tout jamais.

A la magie de ce que l’on ne maîtrise pas,
A tout, à l’univers.
A ce grand, immense, inconnu,
Comme le crépitement d’un feu
Qui jamais ne s’éteint.

Je suis l’arbre qui tend les bras,
Enraciné et léger,
Souple et puissant.
Mon feuillage est une caresse,
Chaque feuille, une sagesse.
La sève coule à nouveau, jaillit.
Mon être irradie, respire, inspire.

A la paix et l’amour,
A ce fil de soi que l’on suit,
A cette vie précieuse que je tisse.

Virginie Scalera